Apparitions de Jésus-Christ à Dozulé | Mai 1971 à Août 1971 : préparation intérieure.

MAI 1972

LA PRIÈRE

Ne laissez jamais une journée passer sans prier, sans penser à Jésus. Si votre foi est faible, faites seulement une petite prière chaque jour ; le Seigneur sera dans la joie.

Ne priez surtout pas pour demander à Dieu de gagner une fortune, au Tiercé, ou à la Loterie. Priez pour que le Seigneur vous donne plus de croyance.

Priez pour les malheureux, pour ceux qui souffrent, afin que le Seigneur leur donne de l’espoir, et que le Saint-Esprit les éclaire, afin que leurs souffrances leur soient bénéfiques pour leur salut et que leurs joies soient spirituelles.

Que votre joie soit spirituelle et non matérielle. La joie spirituelle est tellement plus belle que la joie matérielle ; là, il n’y a jamais de déception ; la joie spirituelle vous apporte tous les trésors possibles.

Si quelqu’un vous dit : moi, j’ai de la chance, j’ai gagné de l’argent, j’ai réussi dans ma ferme, je me suis payé une belle voiture, je n’ai plus qu’à me laisser vivre de mon bien être, ne soyez surtout pas jaloux de ceux-là, car moi-même, qui ne possède rien de tout cela, ma joie est encore bien plus grande. Je possède la joie spirituelle, et cela ne s’achète pas, c’est par surcroît. C’est Jésus qui me l’a donnée, cette joie spirituelle, et rien ne peut remplacer cette merveilleuse joie.

Et si, tout à coup, je devenais riche et que je perdais cette joie que Jésus m’a donnée, je refuserais tous les biens, pour reprendre ma joie spirituelle. C’est un trésor que de la posséder ; rien au monde ne peut me rendre plus heureuse.

Oui, il faut prier, beaucoup prier. Si vous priez avec sagesse, avec une grande confiance, une grande piété, vous serez écouté.

C’est si beau, la prière. Vous n’êtes pas obligé de vous arrêter de travailler pour cela. Tout en travaillant, vous pouvez prier. Et si vous priez bien, vous serez écouté. Car Dieu seul peut toucher le cœur de l’homme. Si vous le priez, croyez-moi, Jésus sera dans la joie. Car ni la science, ni la sagesse humaine, ni les belles paroles que l’on peut vous dire, ne peuvent ouvrir le cœur d’un incroyant à Dieu, la conversion n’est pas œuvre de l’homme, il faut que Dieu l’attire par son Esprit, comme le rayon de soleil peut ouvrir le cœur de la fleur.

Moi-même, ma conversion a bien été due à l’œuvre de Dieu.

Sans l’Esprit Saint, sans l’Esprit de Dieu, l’homme n’est rien, ne peut rien.

Si vous ne priez jamais le Seigneur et que, tout à coup, vous avez de graves ennuis, alors là, vous priez, bien entendu, pour lui demander, par exemple, la guérison d’un être cher, ou autre. A ce moment-là, vous avez pensé que c’était votre unique Sauveur : vous avez crié vers lui, le suppliant de vous exaucer ; mais le Sauveur ne vous a pas écouté, et vous étiez tout surpris.

C’est exactement comme si vous ne parliez jamais à votre voisin vous ne le regardez jamais, vous ne le saluez même pas ; et, tout à coup, vous avez besoin de lui, il n’y a que lui qui peut vous rendre ce service urgent, puisqu’il habite à côté : vous venez le supplier de vous rendre ce service. Que vous répondra-t-il ? Il sera comme le Seigneur, il ne vous écoutera pas.

Ne priez pas le Seigneur pour lui demander quelque chose, mais priez-le par amour. On lui doit tant d’amour.

Priez le Seigneur Jésus. Priez pour lui, par respect.

Ne soyez pas indifférent au Seigneur Jésus, lui-même qui nous a tant aimés, qui a tout souffert pour nous.

Si vous demandez au Seigneur et que vous ne recevez pas, c’est parce que vous demandez mal. Tous les jours, j’ai une pensée particulière pour les souffrances humaines. Et, tous les jours, je demande à l’Esprit Saint que ceux qui souffrent dans leur chair, de leur donner la lumière divine, afin de supporter mieux leurs souffrances.

Et je prie la Sainte Vierge, une très jolie prière que je récite chaque jour, pour la souffrance humaine de la terre.

La voici, cette jolie prière :

Vierge Sainte, au milieu de vos jours glorieux, n’oubliez pas les tristesses de la terre. Jetez un regard de bonté sur ceux qui sont dans la souffrance, qui luttent contre les difficultés et qui ne cessent de tremper leurs lèvres aux amertumes de la vie.

 

Ayez pitié de ceux qui s’aimaient et qui ont été séparés.

 

Ayez pitié de l’isolement du cœur. Ayez pitié surtout de la faiblesse de notre foi. Ayez pitié de ceux qui prient, de ceux qui pleurent, de ceux qui tremblent. Donnez à tous l’espérance et la paix. Amen.

Et cette prière adressée à Jésus :

Adorable Jésus, divin modèle de la perfection à laquelle nous devrions aspirer, je vais m’appliquer, autant que je le pourrai, à me rendre semblable à vous : doux, chaste, zélé, patient, charitable et résigné comme vous. Je ferai particulièrement tout mon possible pour ne pas retomber dans les fautes que je commets si souvent et dont je souhaite très sincèrement de me corriger. Amen.

Et aussi cette prière, que je dis chaque fois avant la communion : l’acte de désir. Le jour de ma première Communion, c’est cet acte de désir que j’avais à réciter seule (à ce moment-là, on avait chacun son acte à dire) ; je n’aurais jamais pensé qu’un jour cet acte de désir m’aurait été tant bénéfique car, jamais, je n’aurais pensé qu’un jour j’aurais eu tant le désir de recevoir l’Hostie.

Le voici, cet acte de désir :

Est-il donc possible, 0 Dieu de bonté, que vous veniez à moi et que vous y veniez avec un désir infini de m’unir à vous ?

 

Oh ! venez, le bien-aimé de mon cœur. Chair adorable, Sang précieux de mon Sauveur, venez servir de nourriture à mon âme. Que je vous voie ! Oh ! le Dieu de mon cœur, ma joie, mes délices, mon amour, mon Dieu, mon Tout.

 

Qui me donnera des ailes pour voler vers vous ? Mon âme, éloignée de vous, vous souhaite avec ardeur et soupire après vous.

 

ô mon Dieu, mon unique bien, ma consolation, mon trésor, ma vie, venez donc, aimable Jésus !

Et si je suis indigne de vous recevoir, dites seulement une parole et je serai guérie.

 

Mon cœur est prêt, et s’il ne l’était pas, un seul de vos regards, vous pouvez le préparer, l’attendrir, l’enflammer.

 

Venez, Seigneur Jésus. Venez.

Et puis, on n’est pas obligé de prier toute la journée ; le Seigneur ne nous le demande pas. On n’est pas obligé de réciter des prières du matin au soir, pour aimer Dieu. Penser, c’est prier.

Penser, c’est unir notre esprit à Dieu. Si nous offrons toutes nos actions, que nous sommes charitables envers notre prochain, si tout ce que nous faisons, nous le faisons pour l’amour de Dieu, tout cela en une journée, c’est prier.

Si nous admirons la merveilleuse nature, l’immensité, et que nous pensons que tout ceci est l’œuvre de Dieu, tout cela au cours d’une journée, c’est prier Dieu.

Si je vous disais qu’il m’arrive souvent, la nuit, de me relever, quand mon mari part pour son travail, à 4 h30 du matin Très souvent, à ce moment-là, je suis réveillée et je me lève, j’ouvre ma fenêtre et j’admire le beau ciel étoilé. Tout est calme. Il me semble que mon esprit est encore davantage près de Dieu.

Oui, j’admire le beau ciel étoilé que Dieu a placé pour nous montrer qu’il existait un autre monde que le nôtre, pour nous montrer les merveilles de sa création, puisque tout ceci n’a pu se faire tout seul.

Et, à chaque fois que je sens le Seigneur Jésus si près de moi, je lui dis cette prière admirable :

Trinité Sainte, Dieu seul en trois Personnes, je sais que vous êtes ici présent. Je vous adore, avec l’humilité la plus profonde.

Et, tous les jours de ma vie, je vous rendrai des actions de grâces qui sont dues à votre souveraine majesté. Amen.

Cette merveilleuse prière adressée à tout ce qu’il y a de plus grand, de plus haut, de plus merveilleux, je la récite du fond de mon âme, du fond de mon cœur, de mon esprit.

La Sainte Trinité, Le Christ, l’Esprit et Dieu le Père sont bien vivants.

Croyez-moi que tout ce que j’ai écrit dans ce cahier ne vient pas de moi ; mais l’Esprit Saint me guide.

Cette transformation soudaine, depuis maintenant plus d’un an, c’est le Christ vivant dans l’hostie consacrée ; sous l’action de l’Esprit Saint, c’est par lui que j’ai trouvé tous les mots que je viens d’écrire.

C’est par lui, avec lui, en lui, que toutes mes actions, toutes mes pensées se font. Sans lui, sans l’Esprit Saint, je ne serais pas ce que je suis devenue depuis un an. Je ne vis que par lui, que pour lui. Désormais, je suis unie à Jésus jusqu’à la fin de mes jours. Je louerai Dieu, de toutes mes forces, de toute mon âme, de tout mon esprit.

Tous ceux qui s’approcheront de moi, j’essaierai par n’importe quel moyen de les convertir. Qu’ils sachent que l’Esprit de Dieu est toujours avec nous. C’est lui qui nous guide. Sans lui, nous ne sommes rien. L’Esprit de Dieu est dans l’univers. Sans nous en rendre compte, il veille sur nous sans cesse.

Que j’aime ces mots : « Jésus » et « Jérusalem». Lorsque j’entends prononcer ces deux mots, je tressaille de joie, j’en frémis, des pieds à la tête ; mon esprit, mon âme, mon être tout entier ressent une joie extrêmement profonde.

Saint Paul disait : « je ne suis qu’un ver de terre ». Et c’était un Saint qui parlait ainsi. C’est bien vrai, notre corps n’est qu’un ver de terre, notre corps n’est qu’une pourriture, rien de plus. C’est pourquoi il faut élever notre esprit par le bien. Élevons notre esprit, par amour pour Jésus.

Depuis un an que j’ai obtenu cette merveilleuse grâce, j’essaie de me purifier. Je voudrais obtenir la vraie contrition de mes péchés, ceux de tous ceux de ma vie passée. Car avant d’avoir obtenu cette merveilleuse grâce, j’ai tant péché contre Dieu, contre mon prochain, contre moi-même.

Depuis cette grâce, je regrette tant mes fautes passées. Je regrette tant de n’avoir si peu porté attention à ce Dieu d’amour, qui est devenu aujourd’hui toute ma raison de vivre, toute ma joie.

Il n’y a rien à quoi je renoncerais volontiers pour l’amour de mon Seigneur Jésus Christ.

Et, désormais, je louerai Dieu de toutes mes forces, de toutes les forces de mon esprit, et aussi de mon âme, et jusqu’à mon dernier jour sur cette terre, autant que je le pourrai, à encourager tous ceux qui m’entourent à aimer Dieu par-dessus toutes choses.

Et, peut-être qu’en faisant pénitence, je gagnerai une âme à Dieu. C’est une inspiration qui me vient de Dieu ; je sens qu’il me le demande.

C’est si doux, si beau, si grand d’avoir une telle confiance, un tel amour, pour Notre Seigneur Jésus Christ.

Je me demande souvent pourquoi le Seigneur Jésus m’a donné cette merveilleuse joie, alors que je voudrais pouvoir faire tant, et que je ne le peux. Mon désir serait d’aller en retraite seulement un mois, pour vivre uniquement de prières de contemplation, d’admiration : vivre pendant ce mois retirée du monde, vivre uniquement, spirituellement avec Jésus, pour Jésus.

Mon désir serait grand aussi de pouvoir faire connaître Jésus aux enfants qui ignorent Dieu : une telle joie, une telle foi ne peut se garder pour soi ; elle doit être partagée.

Mais puisque je ne peux rien faire de tout ceci, et le Seigneur Ile sait bien : j’ai mes enfants et ma mère, ils ont besoin de moi, donc c’est ici que doit s’épanouir cette joie.

C’est ici que le Seigneur a besoin de moi. C’est ici que le Seigneur me demande.

Cette joie doit s’épanouir dans la prière, le travail, la pénitence, pour obtenir des grâces que je demande tous les jours au Seigneur. Oui, les grâces que je lui demande c’est de faire connaître dans le sacrement de l’Eucharistie, que Jésus est bien vivant dans la sainte Hostie.

Je voudrais pouvoir rassembler autour de moi le plus de personnes possibles, surtout des enfants ; venir avec moi recevoir la sainte Hostie. Car Jésus manifeste sa présence.

Et je voudrais qu’ils éprouvent cette merveilleuse joie, cette douceur inexplicable qui s’empare de moi depuis des mois, cette douceur, cette joie intérieure qui inonde mon esprit. Oh ! combien il est doux de se sentir possédé par le Saint-Esprit.

JUIN 1971

Ce mois est aussi très important pour l’Église : Fête-Dieu, Sacré-Cœur, Pierre et Paul. Et puis, c’est le moment des Communions, la Communion de Dozulé. Combien, ce jour-là, mon esprit était uni au Prêtre, pour les communiants, ces belles âmes toutes pures, que Dieu aime tant.

Mais une Communion solennelle, c’est à la fois merveilleux et triste :

– Merveilleux : ces belles petites âmes toutes blanches, aussi blanches que l’aube qu’elles portent, sans taches. Oh ! que Jésus doit être heureux.

– Mais aussi, triste : qu’adviendront-elles après ce plus beau jour d’entre tous, plus tard ? Elles deviendront souillées par le péché, elles oublieront ce Jésus d’amour, qui devrait cependant être tout pour chaque être humain.

Si vous saviez, à chaque fois que le Prêtre donne la bénédiction, à la fin de chaque messe mais, en particulier un jour de Communion, je demande à Dieu que cette bénédiction descende sur tous ceux qui sont présents.

Mon troisième enfant, Jean-Luc, fera sa Communion l’année prochaine. Que cette dernière année de catéchisme soit pour lui une sainte année, pleine de foi, pleine de souvenirs, pour les années qui suivront. Qu’il se souvienne des connaissances de l’Évangile.

Après Jean-Luc, j’ai encore 2 jeunes enfants : Ghislaine, 7 ans, qui entrera au catéchisme cette année en septembre, et le petit jeune, Bruno, qui aura 4 ans en août. Je vous assure que ces jeunes enfants seront élevés le plus pieusement possible, avec toute la foi de mon âme, de mon esprit, tout ce que je pourrai leur donner pour leur faire connaître Jésus.

Mais, cependant, peut-être qu’après leur Communion solennelle, seront-ils comme la plupart de ces enfants qui ont fait leur Communion hier, partis chacun de leur côté, dans ce monde plein de méchancetés, d’ingratitude, oubliant Dieu, oubliant le plus beau jour de pureté, ce plus beau jour, béni entre tous.

Pourtant j’étais comme vous, avant d’avoir eu cette merveilleuse grâce, une ingrate, une grande pécheresse envers Jésus. Je ne pensais pas non plus à tous ces petits détails qui déplaisent tant à Jésus.

Mais maintenant, je sais apprécier toutes ces jolies choses. Toutes ces choses sont devenues spirituelles, si chères à mon cœur qui est rempli, grâce à l’Esprit Saint, d’une douceur infinie depuis des mois.

C’est peut-être par ces quelques lignes que je vais mettre fin à ce petit cahier. Et pourtant, tous les jours de ma vie, je pourrais remplir des pages pour vous parler du Très Haut.

Sans fin, jusqu’à mon dernier jour sur cette terre, Je glorifierai le nom du Seigneur Jésus.

Ce petit cahier, je vais le confier à Monsieur le Curé.

Quand je ne serai plus de ce monde, mais dans l’autre, l’abbé L’Horset ou d’autres prêtres pourront le faire lire à des incroyants, après ma mort seulement ; car ce n’est pas pour me faire valoir que je l’ai écrit. Mon nom n’est rien.

Je ne suis rien qu’une pauvre créature, peut-être même une méprisée du monde, un simple ver de terre (je relève cette phrase de saint Paul), une grande pécheresse repentante, rien d’autre.

Mais ce qui compte pour moi, c’est que je me suis élevée aux yeux du Christ. Cela me suffit ; et je n’ai aucun mérite, puisque Jésus est venu le premier me donner la preuve de son existence, en me manifestant sa présence. Je n’ai aucun mérite ; ce n’est pas moi-même qui a voulu changer de vie.

C’est grâce à l’Esprit Saint qui m’a éclairée du doute. Et désormais, grâce à Dieu c’est toute ma vie.

Si je n’avais pas été inspirée par l’Esprit Saint, je n’aurais jamais su vous dire un seul mot de ce que je viens d’écrire.

Je n’ai aucune instruction, comme vous pouvez en juger par les fautes. Et, aussi, il n’y a pas de grands mots, ni de grandes phrases.

Mais c’est mon cœur qui vous a parlé, guidé par le Saint-Esprit, depuis ce 12 avril 1970.

Vous venez de lire vous-même ce dont Dieu est capable de transformer un esprit, une âme souillée par le péché, cette âme qui est la mienne. C’est incroyable ce que je suis devenue depuis un an. Un être, seul, ne peut se transformer à ce point, s’il n’y avait pas eu la présence de Dieu, la force spirituelle.

Oui, croyez-moi, je le répète : ayez confiance. Dieu seul peut transformer ainsi le cœur d’un homme.

Dieu existe, Dieu est bien vivant. N’en doutez pas. Sous les apparences du pain et du vin consacrés, Jésus est toujours présent, avec vous, en vous, parmi vous, sans vous en rendre compte.

Et ne croyez pas que c’est par ces quelques lignes qui vont terminer ce cahier que ma foi va s’arrêter là. Oh ! non.

C’est encore avec plus de foi, plus d’amour que jamais, que je termine ce cahier. J’ai éprouvé le besoin de l’écrire, mais ma foi ne s’arrête pas là. Au contraire, je crois que, chaque jour qui passe, je possède encore plus d’amour, plus d’enthousiasme, et chaque jour encore davantage, je voudrais faire connaître Jésus par cette prière, que j’adresse à mon Seigneur et mon Dieu.

La voici, cette prière, que j’ai composée avec l’aide de L’Esprit Saint :

Mon Seigneur et mon Dieu, faites connaître à tous ceux qui vous reçoivent dans la sainte Communion la joie spirituelle que vous m’avez donnée. Qu’ils puisent comme moi, dans chaque communion, les joies réelles de votre présence, cette douceur inexplicable que je possède depuis des mois, cet amour sans limites. Faites connaître à tous ceux qui vous reçoivent dans la sainte Hostie la vraie joie spirituelle. Qu’ils vous reçoivent, comme moi, avec autant de certitude, autant d’enthousiasme pour mon Seigneur Jésus.

C’est avec recueillement que j’adresse chaque jour cette prière à mon Seigneur Jésus.

Et je vous dis ceci : les plaisirs de la terre, tels qu’ils soient, sont de courte durée et peu de chose, mais la joie spirituelle et éternelle, que nous posséderons après notre mort, sera dans un ravissement sans fin. Amen.

La plus haute personnalité qui existe en ce bas monde, tels qu’ils soient, ne sont qu’un ver de terre, pas plus, vous m’entendez. À quoi bon les belles toilettes, les bijoux de grande valeur, les rouges à lèvres, les poudres, le maquillage ?

J’ai moi-même tout cela en horreur, croyez-moi ; et ce n’est pas depuis que mon esprit est changé ; j’ai toujours eu cela en horreur, cela a toujours été depuis ma plus tendre enfance.

Un jour, une tante, pour ma première Communion, voulait me donner des boucles d’oreilles en or. J’ai refusé, je lui ai dit : donne-moi ce que tu voudras, mais pas de bijoux.

Elle m’a donné à la place un crucifix, que je possède d’ailleurs toujours. Et il est très joli, non pas parce qu’il est plus joli qu’un autre, mais il est béni.

Comme bijou, sur moi, je ne possède qu’une petite croix blanche que Maman m’avait donnée pour un anniversaire ; c’est le seul bijou que je possède ; mais il est béni et c’est surtout cela sa grande valeur.

Quand je vois, sur une personne, une croix bien plus belle que la mienne, par exemple en or massif, je m’empresse de dire : Oh ! quelle jolie croix ; elle doit avoir de la valeur. Alors si on me répond : bien sûr, elle est en or massif, je leur demande si elle est bénie. Et si elle n’y est pas, je leur montre la mienne, et je leur dis que la mienne a beaucoup plus de valeur, car elle est bénie.

Souvent, on ne me répond pas à ce sujet ; mais je n’ai pas besoin de réponse ; cela leur donnera peut-être à réfléchir.

Je vous disais tout à l’heure que la plus haute personnalité qui existait en ce bas monde n’était rien, pas plus qu’un ver de terre ; ce qui compte, ce n’est pas l’habit, ni la distinction : « Monsieur le Maire », « Monsieur le Député », « Monsieur le Président ». Ce qui compte, c’est l’esprit. Personne ne doit s’élever au-dessus des autres. Mais ce qui compte seulement, c’est se glorifier de la croix du Christ. C’est pourtant la seule chose qui compte.

Un pauvre que l’on rencontre dans la rue, mal habillé, sans nom, qui sait si, aux yeux de Dieu il n’est pas mieux considéré que ces hautes personnalités ? Il est pauvre, mal habillé, il n’a pas de nom, il est méprisé de tous ; mais sa conscience, son esprit, est peut-être plus propre, plus pur que tous ces gens qui ont un nom et que l’on salue dans la rue avec respect.

Moi-même, pour ma part, j’aime le pauvre, le misérable, celui qui est rejeté du monde. Je l’aime parce que Jésus l’a demandé. En ceux-là, je vois Jésus, dans le misérable, l’infirme, le vieillard.

« Tout ce que vous ferez au plus petit d’entre vous, c’est à moi que vous le ferez. »

Jésus aimait aussi les enfants. Il disait : « Laissez venir à moi les petits enfants. » Jésus aimait les enfants parce qu’ils avaient le cœur pur.

Admirez le beau visage de l’enfant : son visage est pur, sans rides ; son âme est de même, sans rides, sans taches. Il en est ainsi jusqu’au jour de leur Communion solennelle.

C’est pourquoi Jésus aimait les enfants. Un enfant est un petit agneau de Dieu.

Désormais, mon mari et mes enfants m’obligent à être une femme comme tout le monde. Mais depuis que j’ai obtenu cette merveilleuse grâce, depuis que Notre Seigneur Jésus-Christ est toute ma raison, tout mon espoir, toute ma joie, je ne serai pourtant pas une femme comme tout le monde.

On pourrait m’appeler comme on voudrait : une mal habillée, une négligée en toilette, une hallucinée, une illuminée, une méprisée du monde (je le suis peut-être déjà), cela me serait absolument égal.

Mais ma famille, mes enfants ne le permettraient pas. Et il y a des choses que je dois faire pour eux, pour leur avenir ; il faut, par la suite, pour me faire comprendre d’eux, que je sois une mère comme tout le monde, comme les autres.

Pourtant, depuis cette année de joie et d’amour pour Jésus, je ne suis plus la même. Les plaisirs, les théâtres, les films, je les déteste.

Ma vie, malgré moi, est toute différente, malgré mon mari, mes enfants, ma mère, que j’aime cependant beaucoup, j’aime me retrouver seule.

J’aime me rencontrer avec le Seigneur à chaque fois que je me sens attirée par lui, par cette force irrésistible qui est l’Esprit Saint, me sentir à chaque fois possédée, ne serait-ce que quelques secondes, comme cela arrive maintes fois ; c’est là tout le trésor de ma vie.

Je me sens si près du Seigneur à ce moment-là qu’il me semble qu’il n’y a qu’un petit voile fin qui me sépare de lui, et qu’il en faudrait de peu pour que je puisse le voir ; mais mon corps le gêne et ne peut voir le spirituel.

Mais c’est pourquoi, étant si certaine qu’il est là, si près de moi, à chaque fois que sa présence se fait tellement sentir, je lui redis maintes fois cette prière adressée à la Sainte Trinité. D’ailleurs, je l’ai déjà écrite mais je la réécris de nouveau, pour que, vous aussi, vous la récitiez très souvent.

Et le Seigneur sera plus près de vous :

Trinité Sainte, Dieu seul en trois personnes, je sais que vous êtes ici présent. Je vous adore, avec l’humilité la plus profonde. Et tous les jours de ma vie, je vous rendrai les actions de grâces qui sont dues à votre Souveraine Majesté. Amen.

C’est par cette prière que se termine ce cahier, cette prière que je récite maintes fois dans la journée ; et je la récite avec tant d’humilité, tant d’amour, tant de foi, tant de certitude, du fond de mon cœur, de mon esprit ; cette prière est d’une grandeur, puisqu’elle s’adresse au plus grand, au plus beau, au plus merveilleux de tout ce qui existe ; puisque tout ce qui existe de l’univers, c’est par lui que tout a été fait : La Sainte Trinité.

Admirez donc cette nature, tout ce qui nous entoure.

J’aime me lever de bonne heure. C’est à cette heure matinale, lorsque tout est calme, que l’on entend chanter les petits oiseaux. Et puis, le lever du soleil…

Tout cela dans mon esprit chante la louange du Seigneur.

Les fleurs, leur parfum, les arbres, la rosée du matin, tout ce qui existe, tout ce qui vit, est le souffle de Dieu.

Tout cela est merveilleux à mes yeux, à mon esprit. Tout est si divin, à cette heure matinale, que tout ceci me remplit de joie. Et je remercie le Seigneur, notre Dieu, de toutes les merveilles de sa création.

Mais si j’écris tout ceci, c’est que je voudrais, c’est que je souhaite que tous ceux qui m’entourent prennent part à mes sentiments envers le Seigneur Jésus. Qu’ils y prennent part comme moi, avec tant de joie, tant de certitude, tant d’amour. Car ici, sur cette terre, tout chante les louanges du Seigneur.

Tout ceci, mais aussi la nuit.

Mais la nuit n’existe pas dans mon esprit, même lorsque tout est ténèbres ; je me sens éclairée d’une lumière spirituelle ; il me semble que tout mon être est éclairé par le Saint-Esprit, comme le jour quand le soleil nous éclaire.

Après notre mort, les cieux s’ouvriront. Il n’y aura plus de voile, plus de mystère : tout s’éclairera pour l’esprit. Il n’y aura plus de soir. Quelles merveilles découvrirons-nous !

Oui, quelles merveilles découvrirons-nous ! Amen.

JUILLET – AOÛT

Mois des grandes vacances. La plupart des familles partent en vacances, pour un mois de congé. Nous, n’avons pas de voiture, et nos moyens ne nous permettent pas de partir en vacances. Mes deux enfants aînés ont une mobylette, font de petites promenades avec des camarades.

Jean-Luc, qui n’a que 11 ans (nous lui avons payé une bicyclette neuve), fait aussi de petites sorties avec des petits camarades. Les deux jeunes enfants, eux, restent à la maison. Mais nous avons un grand jardin ; il y a un portique. Ils sont donc, tous les cinq, très heureux de leurs vacances.

Mon mari et moi-même continuons de travailler. Bien entendu, il n’y a pas de vacances pour nous (mon mari serait peut-être heureux de profiter davantage de ses vacances). Mais nous savons que nos enfants sont heureux, c’est le principal.

Mais moi-même, si vous saviez ce que le temps des vacances me fait plaisir. Je peux, presque tous les jours, assister à la messe de 8 heures, n’ayant pas les enfants à préparer pour la classe. C’est cela mes belles vacances. Rien au monde ne me ferait plus plaisir : pouvoir assister à la messe tous les jours, tous les matins.

Je remercie le Seigneur de pouvoir m’accorder cette faveur : pouvoir commencer la journée par la Sainte Messe, recevoir la sainte Communion. Que je suis heureuse, et que Je voudrais pouvoir y assister ainsi, tous les jours de ma vie.

La lecture aussi me passionne. Avant que le Seigneur m’ait donné cette merveilleuse grâce, je n’avais jamais lu, la lecture ne m’intéressait nullement. Mais, désormais, je veux m’approfondir sur tout ce qui concerne l’Église, la religion, l’Évangile. De temps en temps, je lis un passage de l’Évangile, la vie du Christ.

Et puis aussi j’aime lire quelques livres sur la vie de grands saints : saint Paul, saint François d’Assise ou la sainte Pauvreté, etc. Les livres spirituels aussi m’intéressent (comme s’ils voyaient l’invisible, c’est merveilleux à lire). Il faut lire tout ceci pour mieux connaître Jésus.

Je termine en vous disant que grâce à Dieu, grâce à l’Esprit Saint, grâce à Jésus, la Sainte Trinité est tout mon espoir, toute ma raison de vivre, toute ma joie.

Ce n’est pas moi-même qui a décidé de changer de vie.

L’Esprit de Dieu est puissant. Vous ne pouvez aller contre.

Mon esprit est tellement dans la joie, dans le bonheur, je me sens tellement possédée par cette puissance divine, que Je ne suis plus rien moi-même ; je me laisse conduire ; je me laisse guider. Car toute ma vie, toute notre vie est guidée par l’Esprit Saint. Malgré mon mari, mes enfants ma mère j’accepte de suivre Jésus. Je fais tout ce qu’il me demande :

Et c’est parfois difficile, bien difficile de vivre auprès d’incroyants, même s’ils ont un peu de foi. C’est bien difficile de ne pas être toujours comprise.

Si je veux être fidèle à Jésus comme il me le demande, la situation est parfois tendue, même à la maison. Il y a des choses qu’ils ne comprennent pas de moi, ne serait-ce que la messe, qui me donne tant de joie.

On me demande ce que cela me donne d’aller à la messe. Si je leur réponds que c’est pour faire plaisir à Jésus, on se moque de moi. Mais cela ne m’effraie pas. Le Seigneur a dit :

Vous serez haïs de tous, à cause de moi. C’est ces paroles de Jésus que je me répète toujours quand on se moque de moi, et ma joie devient encore plus grande.

Et la fin du monde, le jugement dernier, personne n’y croit. Et pourtant !

Moi-même, je ne suis pas comme vous. J’y crois de plus en plus. Lisez donc cet Évangile du XXIVème dimanche après la Pente côte lisez attentivement ce passage. Et vous verrez que ces choses commencent à arriver, les tous premiers signes avant- coureurs de la fin du monde.

Les catastrophes se font de plus en plus, les guerres.

« On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura des pestes, des famines, des tremblements de terre ; à cause des progrès croissants de l’iniquité, la charité d’un grand nombre se refroidira. Il y aura des discordes à cause de moi. »

Et depuis 70 ans, tout ce qui était prédit se rapproche de plus en plus. Tout cela est le commencement des douleurs.

Je ne suis pas prophète, mais tout ce qui était prédit arrive. Lisez bien cet Évangile et vous penserez comme moi :

« Quand vous serez dans l’abomination de la désolation, le Fils de l’Homme sera proche. Il faut d’abord que tout cela arrive »,

et ensuite :

« Réjouissez-vous si tout cela arrive. »

C’est encore une preuve exacte de la parole de Dieu. Et puis ensuite :

«  il y aura des signes dans le soleil, la lune, les étoiles. Les puissances des cieux seront ébranlées, et ce sera la fin ».

 

« Ils verront le Fils de l’Homme venir sur les nuées du ciel, avec une grande puissance et une grande gloire rassembler les élus des quatre coins du monde. Les hommes sècheront de peur et de frayeur, à la pensée de ce qui va arriver. Et seront dans la joie ceux qui ont cru en Dieu ».

Seigneur, que votre volonté soit faite.
Que votre règne arrive.
Amen.

Fini d’écrire ce cahier
fin d’août 1971
à la fin des grandes vacances
Mad.Aumont

Apparitions de Jésus-Christ à Dozulé | Mai 1971 à Août 1971 : préparation intérieure.