Apparitions de Jésus-Christ à Dozulé 🇨🇵 | Deuxième apparition ( 08 novembre 1972 ) : Le temps de sauver

Cahier n°3

Je disais, dans mon précédent cahier, qu’une merveilleuse Croix m’était apparue dans le ciel, dans la nuit du lundi au mardi de la Semaine Sainte, c’est-à-dire le mardi matin 28 mars 1972 à 4h35.

Cette Croix merveilleuse était accompagnée d’une voix très grave et retentissante, avec ces paroles : Écé Crucem Domini ; et ensuite, comme si quelqu’un était à côté de moi, d’une voix extrêmement douce, qui me disait : « Vous ferez connaître cette Croix et vous la porterez. »

Depuis longtemps, lorsque mon mari part pour son travail, une semaine sur deux, à 4h30 du matin, je descends fermer la porte derrière lui.
Et ensuite je remonte dans ma chambre. J’ouvre ma fenêtre pour admirer les merveilles de cette création, les étoiles, le temps. Et je prie. Et je sens que le Seigneur est si près de moi.

Mais depuis que cette merveilleuse Croix m’est apparue, je ne manque pas une seule fois d’y être. Et depuis ce jour, je me mets à ma fenêtre, les bras en Croix, pendant un bon moment, en pensant à cette Croix merveilleuse que j’avais vue de mes yeux et que, sans doute, je ne reverrai jamais plus.

Oh ! Que cette merveilleuse Croix m’est restée gravée, et ces paroles, si graves étaient-elles, tout ceci restera pour moi inoubliable. Et, dans ces conditions, je souhaite parfois mourir pour revoir une telle merveille, qu’aucune lumière sur cette terre n’est comparable. D’ailleurs, cela ne peut vraiment s’expliquer.

Mais la semaine du lundi 6 novembre, mon mari reprenait du matin. Et comme je vous le disais tout à l’heure, je ne manque pas de rendre grâces à Dieu, en me mettant à ma fenêtre, les bras en Croix, face à l’endroit où j’avais vu cette merveilleuse Croix, que je ne pensais d’ailleurs ne plus jamais revoir.

 

[Mercredi 8 novembre 72] 

Donc, le mercredi 8 de cette semaine-là, comme les jours précédents, je me mets à ma fenêtre, les bras en Croix.

Quelques minutes après que j’étais dans cette position, cette Croix merveilleuse se forme de nouveau devant moi, comme la fois précédente ; les quatre extrémités de la Croix se formaient en se rapprochant vers le milieu, ainsi la Croix immense et belle fut formée. Et, quelques secondes après, j’ai entendu ceci :

« Pénitence, Pénitence. »

Quelques secondes plus tard :

« Il est temps de sauver tous ces pécheurs qui n’aiment pas Jésus. »

Alors que j’étais figée d’admiration, encore quelques secondes après j’ai entendu :

« Ceci est un secret, vous le garderez pour vous. »

J’ai le regret de ne pouvoir le dire, je dois garder le secret ; il comporte deux lignes. Je peux seulement vous dire
[ mots rayés sur une ligne et demie]

Tout ceci s’est passé exactement à la même heure que la fois précédente ; mais, au lieu du mardi, c’était le mercredi.

Et avant la formation de la Croix, il n’y a pas eu de lueur éblouissante dans le ciel, comme la fois précédente.

Il n’y a pas eu non plus de voix retentissante. La voix qui me parlait était comme la fois précédente : elle paraissait être à côté de moi, très douce ; cette voix me parlait très doucement et paraissait très triste.

Cette Croix, merveilleusement belle, d’une clarté, d’une limpidité, qu’aucune lumière d’ici bas n’est comparable, la lumière du soleil, la lumière électrique la plus belle qu’elle soit, n’est comparable à celle-ci.

Cette lumière céleste ne fait pas mal aux yeux ; elle n’éblouit pas ; elle n’éblouit pas les yeux ; elle n’éblouit que l’esprit. Car rien d’autre qu’elle n’est comparable. Et lorsqu’elle me quitte, je deviens toute triste ; il me semble qu’ensuite je suis dans les ténèbres, même par un temps ensoleillé.

Je vous le disais tout à l’heure, lorsque je me retrouve dans les ténèbres, quand cette lumière me quitte, je désirais mourir pour me retrouver dans cette lumière de Dieu, que je pourrai contempler à jamais.

O, vous tous qui lirez ces quelques lignes, faites pénitence. Purifiez-vous. Il est temps de sauver son esprit. Il est temps de vous tourner vers Jésus. Je vous en supplie. Jésus vous le demande.

Ne dites pas : il est trop tard. Ne dites pas : je suis trop âgé, j’ai gâché ma vie. Ne dites pas : j’ai trop péché. Ne dites pas : tant pis, on verra bien.

Il n’est jamais trop tard de se tourner vers Jésus. Jésus est bon, il vous pardonnera, même à la toute dernière minute de votre vie. Mais n’attendez pas. C’est aujourd’hui. C’est tout de suite. Dieu vous le demande. C’est presque un S.O.S. que Dieu demande, puisqu’il dit : « Il est temps de sauver tous ces pécheurs qui n’aiment pas Jésus. »

Vous, Monsieur le Chanoine, qui lirez ce cahier, prêchez la pénitence à tous ceux qui vous approcheront désormais. Et dites à tous ceux qui ont la foi de faire pénitence pour sauver tous ces pécheurs qui n’aiment pas Jésus :

– faire pénitence pour sauver tous ces gens qui n’ont jamais eu un regard vers Jésus,

– faire pénitence pour sauver tous ces gens qui ne voient que les choses superficielles : l’argent, le luxe, le bien-être, pour sauver tous ces gens qui n’ont pas de cœur, qui n’ont pas de charité.

Je dis souvent cette prière adressée à Jésus :

Adorable Jésus, divin modèle de la perfection à laquelle nous devons aspirer, je vais m’appliquer, autant que je le pourrai, à me rendre semblable à vous : doux, chaste, zélé, patient, charitable, humble et résigné comme vous. Je ferai particulièrement tous mes efforts pour ne pas retomber aujourd’hui dans les fautes que je commets si souvent et dont je souhaite sincèrement de m’en corriger.

Quelle imperfection suis-je, moi qui a tant péché contre Jésus pendant des années. Il a fallu que ce soit lui, le Grand, le Rédempteur, le Puissant, le Créateur, qui vienne me trouver, moi, pauvre petite de rien du tout, pauvre pécheresse, pauvre créature.

Je devrais rougir de honte d’avoir tant douté de mon Seigneur Jésus.

Mais quand on a vraiment la foi, tout est si différent. La vie monotone que je vivais avant, avec tous les soucis, s’est transformée en un seul instant.

Désormais je vois Jésus en toutes choses. Car la plus petite chose sur cette terre, c’est Jésus qui nous l’a donnée. Tout ce qui vit, tout ce qui respire, c’est le souffle de Dieu. Et sans ce souffle, ici-bas, c’est le néant. Et tout le monde oublie cela.

Qui pense à la Croix du Christ, en ce moment où le monde est si bouleversé par les progrès croissants, que l’on en oublie le Créateur, Dieu.

C’est pourtant par la Croix que Jésus est venu nous délivrer du péché. C’est bientôt par la Croix, celle que j’ai vue de mes propres yeux, que Jésus viendra sauver le monde.

C’est par cette Croix Glorieuse que prendra fin toutes ces tristesses, toutes ces souffrances, toutes ces misères.

Alors ce sera la fin. Ce sera la paix, le bonheur immense. Nous découvrirons toutes ces merveilles de Dieu.

Oui. Quelles merveilles découvrirons-nous en découvrant la lumière céleste qui n’aura pas de soir.

Mais, pour obtenir toutes ces merveilles que Dieu nous a annoncées, il faut, il est temps de se convertir. Il est temps de faire pénitence, pénitence.

Je me demandais comment j’allais dire ce qui s’était passé à Monsieur le Curé. Comment allait-il me croire ; cette fois-ci, je n’avais pas de message pour lui.

Mais je suis certaine que c’est la Providence qui a agi. Puisque Dieu m’avait dit cela, il fallait bien que Monsieur le Curé le sache.

Je suis allée à la messe comme d’habitude, ce mercredi matin, jour où il n’y a pas d’école. Et quand je suis sortie de la petite chapelle du pensionnat St Joseph, Monsieur le curé est sorti (chose qu’il ne fait jamais après la messe). Il m’a demandé :

« Pourquoi êtes-vous triste ? »

Je me suis demandé comment il avait bien pu s’apercevoir que j’étais triste, en effet, depuis 4h35 ; comme d’ailleurs la fois précédente que cette merveilleuse Croix m’est apparue, accompagnée de ces paroles.

Pourtant je n’ai pas du tout eu peur. Mais cette Croix est si imposante, si merveilleuse, tout ceci est si impressionnant qu’après je ne peux m’empêcher de pleurer. Et je ne peux plus redormir, pour me relever ce jour-là pour aller à la messe.

Et, sans aucun doute, Monsieur le Curé a lu cela sur mon visage. Mais je ne lui ai pas dit aussitôt. D’ailleurs j’étais pressée de rentrer à la maison pour donner à déjeuner à mes jeunes enfants, et à ma mère qui reste au lit, pour repartir ensuite faire le catéchisme à 9h30.

Mais je suis allée le trouver le lendemain matin, pour tout lui dire, puisqu’il avait vu sur mon visage qui s’était passé quelque chose. Et, à ce moment-là, je n’ai pas hésité à lui dire ; j’ai pensé que mon comportement et mon visage en étaient le témoignage, la preuve de la vérité.

Je sais que Monsieur le Curé ne doute pas de ma parole. Mais moi-même, si je ne voyais que cette merveilleuse Croix.

Pourtant je sais que ce n’est pas illusion.

Mais je me demanderais quand même si ce n’est pas une illusion, un cauchemar, un rêve. Mais non. Je sais très bien que cette croix est présente. Et puis, ce qui ne trompe pas, ce sont ces paroles, si distinctes, si douces, que je ne peux me tromper ; c’est la parole de Jésus, la parole de Dieu.

Mad.Aumont

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