Apparitions de Jésus-Christ à Dozulé | Pâques 1970 : Miracle de la Communion !

Cahier n° 1

1er Septembre 1970

Je suis née en octobre 1924. Mes parents, très respectables, sont de simples gardiens, chez un bourgeois habitant Putôt-en-Auge ; se sont mariés le 30 novembre 1912 et sont arrivés chez ce bourgeois, Monsieur Dupaquier, jusqu’en juillet 1947, donc 35 années dans cette même maison.

Ils ont eu 3 enfants :

– un garçon aîné, Jean, né en sept 1913 ;
– une fille, Madeleine, moi-même, née le 27 octobre 1924 ;
– un autre fils, Pierre, né le 5 novembre 1927.

Mon père étant malade, se sont retirés dans une petite maison 500 m plus loin, qu’ils avaient achetée quelques années auparavant. Ensuite mon père est décédé et inhumé le 30 juillet 1948, jour où je devais me marier ; de cette raison, mon mariage a été retardé de 15 jours.

Je me suis donc mariée le 14 août 1948. Cinq enfants sont nés, tous à Putôt-en-Auge :

– Jean-Pierre, né le 9 août 1951
– Chantal, née le 14 décembre 1954
– Jean-Luc, né le 12 janvier 1960
– Ghislaine, née le 28 mars 1964
– Bruno, né le 12 août 1967.

Notre maison devenue trop petite, nous avons décidé de venir habiter Dozulé. Maman était tout à fait d’accord pour venir habiter avec nous ; d’ailleurs maman ne m’avait jamais quittée depuis ma naissance.

Lorsque je me suis mariée, mon père étant décédé, ma mère se trouvait seule, mon jeune frère étant décédé également à la suite d’un accident de bicyclette, et dont nous avons eu beaucoup de chagrin, ma mère est donc restée avec nous ; et cela, je l’ai toujours apprécié ; ma mère a toujours été très bonne pour nous, et nous nous sommes toujours d’ailleurs très bien entendues.

Donc, avons acheté une maison confortable, à l’entrée du bourg de Dozulé, assez grande pour une famille de 8 personnes, cinq enfants, mon mari, ma mère, et moi. C’est surtout point de vue commodités que nous sommes arrivés à Dozulé pour les enfants surtout, pour l’école, le catéchisme, et puis aussi la messe, qu’il n’y avait plus à Putôt, depuis deux ans que le prêtre qui desservait Putôt était parti. Il n’y avait donc plus de messe le dimanche.

Ma fille Chantal, qui venait de faire sa Communion solennelle, ne devait plus assister à la messe le dimanche ; nous n’avions aucun moyen de locomotion, qu’une mobylette dont mon mari se servait. Donc, plus de messe pendant deux ans. Cela m’ennuyait, car j’avais toujours eu l’habitude d’aller à la messe le dimanche ; j’étais privée, et je regrettais surtout pour mes enfants ; cela est si facile de se déshabituer de la messe.

Donc, nous sommes arrivés le 3 août 1968 à Dozulé.

Tout était nouveau : une grande et belle maison ; je ne regrettais à peine Putôt. Pourtant, j’y avais passé toute ma jeunesse. Il est vrai que, de Putôt à Dozulé, il n’y a que 4 km ; c’est le pays même ; d’ailleurs, c’est à Dozulé qu’étant jeune, je suis allée à l’école, là où mes enfants sont maintenant, à l’école de Dozulé.

Dans cette nouvelle maison donc, il y avait de quoi s’occuper : tapissage, peinture, etc.

Puis arriva Pâques 1969. Je n’avais toujours pas été à la messe (bien sûr je n’avais pas le temps) et je n’avais même plus envie de faire mes Pâques. C’était la 3ème année que je ne les faisais pas : 2 années auparavant à Putôt, et une nouvelle année à Dozulé. Cela m’ennuyait tout de même un peu.

Puis, un an plus tard, arriva Pâques 70. Je n’avais tout de même pas la conscience tranquille : quatre années sans faire mes Pâques, alors qu’auparavant je ne manquais jamais de les faire ; j’avais un peu honte de moi.

J’étais pourtant croyante, grâce à ma mère qui m’avait toujours appris à aimer la messe, l’Église. Mais, cependant, ma foi était bien faible. Et combien de fois j’admirais ceux qui avaient une grande foi (les prêtres, les religieuses) qui sacrifiaient leur vie pour la donner entièrement au service de Dieu.

J’avais cependant souvent prié et demandé à Dieu de me donner plus de croyance, une preuve de son existence. J’étais comme saint Thomas ; il me fallait voir quelque chose de surnaturel pour croire ; tant pis si après j’ai moins de mérite.

Le soir, souvent, avant de me coucher, j’examinais le ciel étoilé et je me disais : « Pourtant tout ceci n’a pu se faire tout seul, pas plus que la nature sur cette terre et tout ce qui y vit. »

Et j’invoquais le Seigneur très souvent de m’éclairer, car sans aucun doute il devait exister. Et, en moi-même, je pensais que cela devait être beau d’avoir une grande croyance en Dieu ; la vie devait avoir un vrai sens avec la foi ; autrement, à quoi bon vivre et souffrir, si tout devait finir après la mort.

Enfin, quelques jours avant Pâques 70, j’avais vraiment envie cette année de faire mes Pâques. J’irais me confesser, j’avais trop honte de moi-même, depuis 4 années que je n’avais pas communié.

Ma mère me dit :

« Tous les ans, tu en dis autant et cela reste à faire. »

J’ai hésité, il fallait tout dire au Prêtre, que cela faisait 4 années que je ne m’étais pas confessée, et puis toutes mes fautes passées, mon ingratitude envers Dieu ; mon âme devait être noircie par le péché.

Quand je fais la toilette de mon corps, après il est propre ; il me fallait également faire la toilette de mon âme.

Lorsque l’on met un costume, on aime que les sous-vêtements aussi soient propres. Donc il fallait que je fasse ma toilette intérieurement, c’est-à-dire la toilette de mon âme pour recevoir la sainte Communion.

Mais c’est difficile d’aller dire toutes ses fautes au Prêtre. Et, pourtant, il fallait que je dise tout ; autrement, ce n’est pas la peine d’aller se confesser. Il fallait tout dire, il fallait que je fasse un nettoyage complet de mon âme.

La veille de cette confession, j’ai donc examiné ma conscience à fond. Rien ne devait être oublié. Quelle grande pécheresse, quelle honte ! Mon âme était tristement noircie par le péché ; et j’invoquais le Seigneur :

« Seigneur aidez-moi à avoir le courage de tout dire et de faire une bonne confession. »

Donc, je me suis confessée. En sortant du confessionnal, j’étais fière de moi, je me sentais soulagée, et toute légère.

Puis le jour de Pâques arriva. J’étais heureuse d’avoir enfin fait mes Pâques, d’avoir communié. Depuis si longtemps !

Et je demandais au Seigneur de m’aider, afin de ne plus jamais rester si longtemps sans recevoir la communion ; d’ailleurs, j’avais bien envie de communier encore le dimanche suivant, puisque je venais de me confesser, et ensuite d’arrêter pour attendre la Pentecôte, 50 jours plus tard. Ce n’est pas long 50 jours, puisque j’avais bien été 4 ans sans recevoir la sainte Communion.

Si je vous écris ce cahier, si parfois quelqu’un lisait ces quelques pages, ce n’est pas pour vous raconter ma propre vie, qui est une vie toute simple et bien banale, la plus ordinaire des créatures qui existent en ce bas monde.

Mais le dimanche après Pâques arriva. Et comme je le désirais, je suis allée à l’Autel, comme tout le monde, recevoir la sainte Communion, puis, comme je vous le disais tout à l’heure, arrêter et ne communier ensuite qu’à la prochaine fête, la Pentecôte.

Je venais donc de recevoir la communion. Et en revenant, même avant d’avoir eu le temps d’arriver à ma chaise pour me mettre à genoux, quelque chose se produisit en moi, quelque chose que je ne m’expliquais pas : il me semblait que mon être était différent. J’ai ressenti presque comme une défaillance, comme si quelque chose se transformait en moi, quelque chose que, de ma vie, je n’avais jamais ressenti ; j’étais comme ivre, mais ivre de joie, de bonheur. Je sentais quelque chose de merveilleux, inexplicable ; il me semblait que je venais de découvrir un autre monde. Mais je ne me suis pas rendu compte de ce qui m’arrivait ; et, pourtant, une douceur inexplicable me possédait.

Cela a duré jusqu’à ce que je rentre chez moi ; puis je suis redevenue comme avant.

Mais, tous les jours de la semaine, je n’ai fait que de penser à cela : qu’est-ce qui avait bien pu se produire en moi ? Je n’arrivais absolument pas à comprendre.

J’avais hâte d’arriver au dimanche suivant. Et ce dimanche suivant arriva. C’était donc le 12 avril 70. Je me demandais si cela allait se produire de nouveau. Ce n’était pas précisément par foi que je voulais de nouveau communier ; mais c’était plus précisément pour me rendre compte si cela allait se produire de nouveau.

Et ce dimanche suivant arriva, donc comme je vous le disais tout à l’heure : le 2ème dimanche après Pâques, le 12 avril 1970.

De nouveau, je retournai à la messe avec mes enfants.

J’avais hâte que le moment de la communion arrive ; et pourtant, je ne sais pourquoi, je l’appréhendais un peu : allait-il se produire en moi la même chose qu’à la précédente communion, 8 jours avant ?

Et c’est à partir de ce moment-là que toute une vie nouvelle commença pour moi.

Je venais donc de communier. Et, aussitôt, comme le dimanche précédent, une joie intérieure me posséda ; mais cette fois-ci, je sentais une présence, une présence qui n’était pas de ce monde, une présence spirituelle. Il n’y avait aucun doute, je venais de découvrir la présence de Jésus, la présence de l’Esprit Saint.

Mon esprit et celui de Jésus se rencontraient. L’Esprit Saint était avec moi, en moi. Une force surnaturelle me possédait ; je me sentais entièrement possédée par l’Esprit Saint.

Qu’elle était douce, cette présence de Jésus en mon âme !

Ce qui s’était passé la première fois, c’est-à-dire le dimanche précédent, je ne l’avais pas compris, c’était sans doute un signe de Jésus. Mais il n’avait pas été présent, je n’avais pas senti sa présence ; je pense que c’était seulement un avertissement.

Et, d’un seul coup, à cette communion, je venais de découvrir la présence de Jésus ; je venais de découvrir que Jésus était là, bien vivant, dans l’hostie consacrée.

Il me semblait, à ce moment précis, que le monde n’existait plus, que mon corps n’existait plus. Il ne restait que Dieu en moi, et moi en lui.

Quelle ineffable douceur ! Quel merveilleux trésor mon esprit venait tout à coup de découvrir et d’être transformé.

Il me semblait que c’était la première fois de ma vie que je recevais la sainte Communion. Il me semblait que mon cœur, mon esprit, étaient devenus d’un seul coup comme ceux d’une petite fille. Il me semblait que mon esprit était devenu comme celui de la petite fille que j’étais, le jour de ma première Communion.

C’était une conversion si soudaine, en un seul instant, que je n’osais me dire : c’est un miracle. ! Le mot était bien grand pour une pauvre créature comme la mienne ; et pourtant c’était le vrai mot : miracle. Mais est-ce possible, à 45 ans, que l’Esprit de Dieu agisse sur un être aussi souillé par le péché que le mien, alors qu’il y a tant de jeunes âmes pures, à qui le Seigneur aurait pu donner sa grâce ?

Pourtant ce n’est pas une imagination de ma part. Je savais très bien ce qui venait de se passer en moi : la grâce du Seigneur, la présence du Seigneur avait agi en moi d’une façon si soudaine, si merveilleuse. Mon cœur, mon esprit, étaient pleinement dans la joie. Rien d’autre que cette grâce du Seigneur après une communion n’aurait pu me transformer à ce point, en un seul instant.

Quand je suis rentrée à la maison, j’étais toute transformée, toute joyeuse, de ce qui venait de se passer.

Mon esprit était plein de joie, une joie toute nouvelle, toute divine, que jamais auparavant je n’avais éprouvé. Je me sentais déjà unie au Christ, à Jésus. Mon esprit et le sien s’étaient unis à jamais.

Dès ce jour merveilleux, dès cet instant de conversion, non seulement après la communion mais tous les jours de ma vie, tous les jours de la semaine, pas une seconde cela ne m’a quitté l’esprit. Et cette joie, depuis ce jour, je l’ai toujours possédée intérieurement : je sentais que Jésus était toujours présent en moi, avec moi. Je me laissais vivre comme une enfant qui n’a aucun souci de la vie, qui est guidée par sa maman. Moi, je me sentais guidée et protégée par l’Esprit Saint.

Ce Jésus d’amour que je n’avais auparavant jamais porté attention, ce n’est pas moi qui me suis jetée vers lui, c’est lui, Jésus, ce Jésus d’amour, qui est venu le premier me trouver, emplir mon cœur de son amour et mon esprit par sa présence réelle dans l’hostie consacrée.

Je n’avais aucune envie de demander quoi que ce soit à Jésus ; il m’avait tout donné, sa présence de Jésus vivant, son amour, en un mot sa grâce.

Et je vivais pleinement dans la joie. ! Je ne pensais même pas à remercier Dieu d’une telle grâce ; je me laissais tout simplement vivre de cette joie, dont j’étais ivre de bonheur.

Si vous saviez avec quelle foi, le dimanche suivant, j’assistai à la messe, et avec quelle joie j’allai recevoir la sainte Communion ; il n’était plus question d’attendre la Pentecôte.

Et cette merveilleuse joie se reproduisit de nouveau, comme la fois précédente. La présence réelle de Jésus se faisait tellement sentir que j’étais de nouveau pleinement dans la joie, puisque ce Jésus d’amour était là, en moi. Oh ! que je sentais Jésus présent dans la sainte Hostie !

Ma joie était si grande de savoir Jésus si près de moi, vivant, qu’à ce moment-là, je n’ai pu retenir mes larmes.

J’essayais pourtant de ne pas pleurer. Et je me demandais pourtant si je pleurais de joie, ou de honte envers Jésus, d’avoir vécu tant d’années à douter de son existence.

Cependant, j’ai toujours cru que je pleurais de joie, que c’étaient des larmes de joie, tellement j’étais heureuse.

Mais je ne peux et ne pourrais pas tout dire, ce que je ressentais réellement. Il y a des pensées intimes qui ne peuvent se traduire, s’expliquer dans le langage ; je crois que cela perd son sens profond, son vrai sens. La joie spirituelle ne peut réellement s’expliquer.

Quelques semaines passèrent, si ce n’est plus encore, je recevais le Seigneur avec tant de ferveur ; et après chaque union, je sentais la présence de Jésus vivant dans la sainte Hostie. Cette présence m’était si douce en mon esprit, mais aussi tous les jours de ma vie, cette présence que Jésus me manifestait au moment de la communion ne me quittait l’esprit. Je vivais pleinement dans la joie pour Jésus, sans rien lui demander ; et le Seigneur, non plus, ne me demandait rien.

Mais, un peu plus tard, l’envie me vint de me confier à quelqu’un, mais à qui ? Personne ne me comprendrait. Un miracle du corps, cela se voit, on peut encore le comprendre.

Mais cela, c’est un miracle de l’esprit, (et quel miracle pourtant) ; mais personne ne pourrait comprendre ; cela ne peut guère s’expliquer.

L’idée me vint de me confier au prêtre de la paroisse.

Lui, le prêtre, devrait me comprendre. Mais quel jour aller le trouver ? Et comment m’expliquer, je ne suis pas instruite, je ne sais pas trouver les mots. Cela serait plus simple de lui écrire, et puis c’est plus facile d’écrire ; je crois que l’on exprime mieux ses pensées par écrit, surtout quand on est un peu gêné pour s’exprimer.

Donc je me décidai d’écrire au prêtre ce qui s’était passé en moi depuis quelque temps. Je crois que j’ai dû écrire à Monsieur le Curé fin juillet début août. Je n’avais même pas osé donner ma lettre moi-même ; je l’ai donnée à la sortie de la messe au sacristain pour la remettre à Monsieur le Curé.

J’étais heureuse d’avoir confié ce secret à Monsieur le Curé. Je n’en avais parlé à personne, pas même à ma Mère, et encore moins à mon mari, qui n’y aurait rien compris.

Puis, petit à petit, l’envie de m’unir à Jésus plus souvent me vint à l’esprit. Que c’était long d’attendre, d’un dimanche à l’autre !

Je ne pouvais assister à la messe sous semaine, à cause des enfants qu’il fallait envoyer à l’école. Et, pourtant, quelle aurait été ma grande joie d’assister à la messe tous les jours, tous les matins et recevoir Jésus Hostie !

Si vous saviez ce que j’attendais avec impatience le dimanche et quel était mon bonheur de m’approcher de la Sainte Table pour recevoir Jésus et, de nouveau, sentir sa présence ! Tout mon bonheur était là. Et, plusieurs fois encore, mes larmes coulèrent de joie, et je me disais : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est Jésus qui vit en moi », tellement j’étais heureuse.

Puis, un jour, il me sembla que Jésus me demandait quelque chose. Je pensais que ce n’était pas suffisant de me laisser vivre de l’amour de Jésus sans prier, sans demander des messes. Et puis, tout à coup, je me suis souvenu de cette parole de l’Évangile : « Tout ce que vous ferez au plus petit d’entre vous, c’est à moi que vous le ferez ». Et à partir de ce moment surtout, chaque être humain que je rencontre dans la rue, en particulier le pauvre, le vieillard, l’infirme, en ceux-là je vois Jésus.

Oh ! que je voudrais que cette grâce du Seigneur, la grâce qu’il m’a donnée, se répande à tous ceux que j’aime, à tous ceux qui m’entourent, en particulier aux jeunes enfants ; mais, pour cela, il faut que je prie, que je fasse pénitence.

Je demande toujours à l’Esprit Saint d’éclairer ceux que j’aime, ceux qui m’entourent, que cette lumière du ciel éclaire tous les cœurs, qu’ils ne soient pas tristes, qu’ils soient joyeux, puisque Jésus est bien vivant, je vous l’affirme.

Quiconque n’a pas la foi, à quoi bon vivre, et souffrir ?

Pour recevoir des grâces du Seigneur, il faut beaucoup prier, avec confiance, avec une très grande foi. Le Seigneur a dit : « Demandez et vous recevrez. »

Je dois remercier le Seigneur Jésus. Oh ! je lui dois tant. Il m’a tout donné, en répandant sur moi sa grâce, sa lumière divine, la preuve de son existence. Je ne suis qu’une pauvre ouvrière. Mais la grâce que le Seigneur m’a donnée est plus belle que toutes les richesses de ce bas monde : l’argent, une belle maison, des bijoux ne sont absolument rien, à comparer avec ce bonheur-là, le bonheur spirituel.

C’est avec la joie spirituelle que nous possédons tous les trésors de la terre.

Oui, je dois remercier Dieu de m’avoir envoyé son Fils, pour me prouver qu’il existait, par la présence de l’Esprit Saint. La Sainte Trinité est toujours présente chaque instant de notre vie ; et jusqu’à mon dernier jour sur cette terre, je remercierai Dieu par des actions de grâces, car il a sauvé mon âme, mon esprit, du doute.

Un jour, j’ai de nouveau écrit à Monsieur le curé. Je lui disais combien je regrettais de ne pouvoir communier plus souvent. Et, peu de temps après, à confesse, il m’a dit :

« Si vous le désirez, je vous donnerai la communion sous semaine ».

Ce que j’étais heureuse ! Je n’aurais pas osé lui demander. C’était donc convenu pour le mercredi à 9 heures, en revenant de conduire mes enfants à l’école. Je vous assure que, depuis ce jour-là, je n’ai jamais manqué d’y aller.

Ma joie était si grande de pouvoir recevoir Jésus Hostie une fois sous semaine ; c’était si long d’attendre d’un dimanche à l’autre, puisque cette joie spirituelle était venue à la suite d’une communion ; et cela se continuait, car après chaque union avec Jésus Hostie, mon esprit était rempli de joie. Cette présence spirituelle me rendait ivre de bonheur.

Les jours où je ne pouvais assister à la sainte messe, et où je ne communiais pas, je m’unissais et m’unis toujours spirituellement, à l’heure de la messe de 7h30 ; et à cette heure précise, je prie pour les incroyants, pour ceux qui souffrent, et aussi pour le prêtre de la paroisse et tous ceux qui ont la grande joie de recevoir la sainte Hostie ; et je communie spirituellement, en m’unissant à eux par la pensée et la prière ; mais cette communion spirituelle n’est rien à comparer avec cette véritable union avec le Christ.

Rien ne peut remplacer une

– messe –

La plus belle fête, telle qu’elle soit, sur cette terre, pour moi n’est rien à comparer avec une

– messe –

Quelles merveilles on y découvre !

Pour commencer une nouvelle journée, il faut commencer par la messe ou la prière du matin, venir se repentir à l’Autel comme au pied de la croix et se souvenir du fond de son cœur, de son âme, combien Jésus a souffert pour nous sauver, et qu’il continue de sauver.

Moi-même, je vous l’affirme, c’est Jésus Hostie qui m’a sauvée, qui m’a sauvée du doute. Je me permets de le dire puisque j’en ai la preuve, la preuve que Jésus de Nazareth est bien vivant dans l’Hostie consacrée.

Oui, quelle merveille qu’une messe ! C’est si grand, si beau, si mystérieux ! Chaque fois que j’assiste à la messe, il me semble voir encore le sang de Jésus couler comme le jour de sa mort.

Si vous saviez avec quelle foi j’assiste à la messe, surtout au moment de la consécration. Avec le prêtre, tous les gestes du Prêtre me rappellent les gestes du Christ la veille de sa Passion + lorsqu’il prit du pain dans ses mains saintes et adorables, le bénit, le rompit et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez et mangez : ceci est mon corps ».

Au moment de la consécration du pain et du vin, à ce moment précis, je vous assure que je vois l’esprit de Dieu venir à l’Autel pour se donner à nous tous, et qu’à ce moment-là de la messe, je n’ai aucune distraction.

Et puis, ensuite, la communion : quelles merveilles on y découvre !

Tout ce que je vous écris n’est pourtant rien à comparer avec ce que je ressens réellement : ces joies spirituelles ne peuvent réellement s’expliquer.

Dès mon réveil, mon esprit est près de Dieu ; chaque seconde de ma vie de tous les jours, cela ne me quitte l’esprit ; tout ce que je fais dans la journée, n’importe quel travail, mes joies, mes peines, je l’offre à Dieu.

Mais, aussi, Jésus m’appelle. Je sens le besoin d’être seule.

Je me sens attirée par une force irrésistible, par l’Esprit Saint et, là, je sens la présence de Jésus. Je me sens si près de lui qu’à ce moment précis – cela dure quelques secondes – je ne suis plus moi-même. Il me semble que le monde n’existe plus ; je me sens entièrement possédée par le Saint-Esprit.

Ces quelques secondes passées, je retourne à mes occupations, et toute heureuse à chaque fois de me sentir aimée et possédée par Jésus.

Je ne me sens jamais seule ; c’est quand je suis seule, que je sens la présence. Jésus aime que je sois seule ; je sens qu’il me le demande très très souvent ; c’est lui qui me quitte le Premier ; quand je sens sa présence me quitter, je retourne à mes occupations.

Croyez-moi que si, un jour, Jésus ne me manifestait plus sa présence, ces moments merveilleux, ces moments délicieux seront gravés à tout jamais en moi, dans mon cœur, dans mon esprit, jusqu’à mon dernier souffle sur cette terre, pour le retrouver à tout jamais pour l’éternité.

Apparitions de Jésus-Christ à Dozulé | Pâques 1970 : Miracle de la Communion !