ProphĂ©ties de JĂ©sus-Christ rĂ©vĂ©lĂ©es Ă  Maria Valtorta | 15. Vision des quatre animaux de I‘Apocalypse et de l’Antichrist

âŸč 📖 Les Cahiers de 1944 : Maria Valtorta | Le 24 janvier 1944

Le 25 janvier 1944 JĂ©sus dicte :

Daniel est celui qui a la mĂȘme caractĂ©ristique que Jean, et Jean est celui qui recueille et amplifie la caractĂ©ristique initiale de Daniel. Voici pourquoi, « petit Jean » (Maria Valtorta), il te plaĂźt tant.

Tel un poisson dans un vivier limpide, tu es heureuse quand tu te meus dans l’atmosphĂšre de ton Christ, qui connaĂźtra son triomphe suprĂȘme Ă  l’heure oĂč Satan avec son fils et ses courtisans seront pour toujours rendus impuissants. Et dans Daniel, il y a cette atmosphĂšre. Si IsaĂŻe est le prĂ©-Ă©vangĂ©liste qui parle de ma venue dans le monde pour le salut du monde, Daniel est le prĂ©-apĂŽtre, le « prĂ©-Jean » qui annonce les gloires de mon triomphe Ă©ternel de Roi de la JĂ©rusalem impĂ©rissable.

Vois maintenant comment, dans les quatre bĂȘtes dĂ©crites par Daniel, sont prĂ©figurĂ©s les signes des agents diaboliques de l’Apocalypse. Les commentateurs se sont fatiguĂ©s Ă  donner une explication humano-historique Ă  ces quatre monstres. Mais il faut porter son regard beaucoup plus loin et beaucoup plus haut. Quand vous mĂ©ditez les Livres saints, Ă©levez-vous de la terre, dĂ©tachez-vous du moment prĂ©sent, portez votre regard sur l’avenir et sur le surnaturel. C’est lĂ  que se trouve la clĂ© du mystĂšre.

Les quatre bĂȘtes : les quatre erreurs qui prĂ©cĂ©deront la fin. Les quatre erreurs, qui seront quatre horreurs pour l’humanitĂ©, engendreront l’Horreur finale.

L’homme Ă©tait un demi-dieu par la grĂące et par la foi. Tels un aigle et un lion, il savait affronter et vaincre les dangers des sens; il savait se soulever et planer dans l’atmosphĂšre de Dieu, lĂ  oĂč l’Ăąme s’unit en noces surnaturelles Ă  son Seigneur en continuelles et rapides unions d’ardeurs, d’oĂč elle descend sur la terre, renouvelĂ©e chaque fois dans la force, dans la joie, dans la charitĂ© qu’elle rĂ©pand sur ses frĂšres; puis elle s’Ă©lance de nouveau, encore plus impĂ©tueusement, vers Dieu, puisque chaque union est un accroissement de perfection, qui s’ accomplit totalement lorsque l’union devient Ă©ternelle dans mon Paradis.

L’athĂ©isme a arrachĂ© Ă  l’homme ses ailes d’aigle et son cƓur de demi-dieu et a fait de lui un animal marchant dans la boue et portant dans cette boue son cƓur alourdi, qui n’est que chair et sang. Un poids plus lourd que le plomb entraĂźne vers son « moi » privĂ© des plumes spirituelles de l’esprit, un poids qui l’incline, l’allonge, l’enfonce dans la boue.

L’homme Ă©tait un demi-dieu par la CharitĂ© qui vivait en lui. En aimant Dieu et sa Loi, qui est une loi de charitĂ©, il possĂ©dait Dieu et, avec Dieu, la paix, qui est un des principaux attributs de Dieu, et, avec la paix, beaucoup de bien universel et particulier.

L’homme a repoussĂ© la Loi de Dieu pour suivre de nombreuses autres doctrines. Mais aucune n’Ă©tait – ni n’est – de Dieu et donc en aucune, il n’y a la charitĂ© vraie. C’est pourquoi l’homme, qui avait embrassĂ© l’athĂ©isme, devenant ainsi, d’aigle et de lion qu’il Ă©tait, simple homme, par un sortilĂšge infernal s’est engendrĂ© lui-mĂȘme, devenant ours, fĂ©roce dĂ©voreur de ses semblables.

 

Mais l’horreur appelle l’horreur et escalade l’Ă©chelle en montant toujours plus haut, parce que dans ses unions maudites avec Satan, l’homme, Ă  qui le Christ avait rendu sa nature de demi-dieu, engendre de plus en plus de monstres. Et ce sont les fils de ses errements qui se vendent Ă  Satan pour avoir son aide terrestre.

 

De l’homme demi-dieu est venu l’homme, de l’homme l’ours, de l’ours le nouveau monstre fĂ©roce et faux comme le lĂ©opard, dotĂ© par Satan de multiples ailes afin de pouvoir ĂȘtre plus rapide pour nuire. Je vous ai dit que Satan est le singe imitateur de Dieu. Il a donc aussi voulu donner Ă  «sa» crĂ©ature – dĂ©sormais sa crĂ©ature est l’humanitĂ© sans foi et sans Dieu – des ailes.

 

Moi, pĂ©lican mystique, je me suis ouvert le cƓur pour vous donner mon sang. Satan fait de l’homme, Ă  qui j’ai donnĂ© mon sang, le vampire qui se suce lui-mĂȘme et se donne la mort dans les tourments. Est-ce que cela ne semble pas ĂȘtre une lĂ©gende de cauchemar ? C’est au contraire votre rĂ©alitĂ© …

 

La puissance voulue, poussĂ©e, imposĂ©e jusqu’au crime, est la troisiĂšme bĂȘte. Etant donnĂ© que c’est une puissance humaine, ou plutĂŽt vendue Ă  Satan pour ĂȘtre toujours plus puissante, contre toute loi divine et morale, elle engendre son monstre qui a nom RĂ©volution et qui, comme il est de sa nature, porte dans les protubĂ©rances de sa monstruositĂ© les pires horreurs des rĂ©volutions, naufrage social du Bien et de la Foi.

L’honnĂȘtetĂ©, le respect, la moralitĂ©, la religion, la libertĂ©, la bontĂ© meurent quand ce monstre souffle sur une nation son haleine d’enfer et, comme une Ă©manation pestifĂ©rĂ©e, se rĂ©pand au-delĂ  des frontiĂšres en contaminant de nombreux peuples jusqu’Ă  ce qu’il contamine le monde entier, mettant en lambeaux ses victimes, tuĂ©es par lui puis dĂ©vorĂ©es, sur les dĂ©combres des nations rĂ©duites en ruines et qui constitueront le berceau pour le monstre final : l’Antichrist.

Je vous ai dit qu’il sera fils de la luxure de l’homme, nĂ© de son union avec Satan. Je vous l’ai dit.
Je ne change pas dans ce que je dis, car ce que je dis est vrai. Je le sais sans avoir besoin de le lire.
Je me le remémore sans avoir besoin de le lire.
Je me le rappelle sans avoir besoin de le relire.

C’est Ă©crit dans mon esprit de Dieu, devant lequel se dĂ©roulent sans cesse et l’un par-dessus l’autre, sans que l’un empĂȘche la vision de l’autre, tous les Ă©vĂ©nements de l’homme dans le temps.

Cet Antichrist, perfection dans l’Horreur – comme moi je suis perfection de la Perfection – avec ses armes infinies, symbolisĂ©es par les dix cornes, les mĂąchoires dentĂ©es de fer, les pieds fĂ©roces et enfin la petite corne, symbole de l’extrĂȘme malignitĂ© dont Satan dotera son fils pour intoxiquer l’humanitĂ© tandis qu’avec sa bouche mensongĂšre il la sĂ©duira en se faisant adorer comme dieu, cet Antichrist tourmentera sans mesure ceux qui, petit troupeau fidĂšle, continueront Ă  me suivre. D’heure en heure la petite corne se dĂ©veloppera pour nuire, et l’intelligence satanique aussi se dĂ©veloppera pour faire dire Ă  sa bouche les mensonges les plus troublants ; elle croĂźtra en puissance comme moi je croissais en sagesse et en grĂące, armĂ©e d’yeux pour lire la pensĂ©e des hommes saints et les tuer pour cette pensĂ©e.

 

Oh ! Mes saints des derniers temps ! Si la vie des premiers saints fut hĂ©roĂŻque au milieu des persĂ©cutions du paganisme, trois fois, sept fois plus hĂ©roĂŻque sera la vie de mes derniers saints. Seuls ceux qui seront nourris de la moelle de la foi pourront avoir un cƓur de lion pour affronter ces tourments, et des yeux et des plumes d’aigle pour me fixer, moi Soleil, et voler vers moi – la VĂ©ritĂ© -pendant que les tĂ©nĂšbres les dĂ©borderont de toute part et que le Mensonge cherchera Ă  les persuader de l’adorer et de croire en lui.

AprĂšs les prĂ©curseurs de l’Antichrist viendra l’Antichrist lui-mĂȘme.

L’Ăšre de l’Antichrist, symbolisĂ©e par la BĂȘte armĂ©e de dix cornes – les dix serviteurs de Satan, qui se croiront rois, et dont trois (note-le bien) seront arrachĂ©s et jetĂ©s dans le nĂ©ant, c’est dans le gouffre oĂč Dieu n’est pas et oĂč par consĂ©quent se trouve le NĂ©ant, l’opposĂ© de Dieu qui est Tout – culminera avec la naissance et la croissance, jusqu’Ă  son dĂ©veloppement maximum, de la onziĂšme corne, raison de la chute des trois prĂ©curseurs, et siĂšge du vĂ©ritable Antichrist ;

celui-ci blasphĂ©mera Dieu comme aucun fils d’homme ne l’a jamais fait;

il piĂ©tinera les saints de Dieu et torturera l’Eglise du Christ;

il croira, puisqu’il est fils de l’union de l’orgueil dĂ©moniaque avec la luxure humaine, «pouvoir faire de grandes choses, changer les temps et les lois», et pendant trois annĂ©es et demie, ce sera l’Horreur rĂ©gnant sur le monde.

Puis le PĂšre dira : « Cela suffit » devant le grand chƓur qui, par la « rumeur des grandes paroles » des saints, se fera au ciel ; et la BĂȘte malfaisante sera tuĂ©e et jetĂ©e dans l’abĂźme, et avec elle toutes les bĂȘtes mineures, pour y rester avec Satan, leur pĂšre, pour l’Ă©ternitĂ©.

Je serai alors appelĂ© par le PĂšre pour « juger les vivants et les morts », selon ce qui est dit dans le Symbole de la Foi. Et les « vivants », ceux qui auront maintenu la Vie en eux pour avoir conservĂ© la grĂące et la foi, recevront en hĂ©ritage « le rĂšgne, la puissance et la magnificence de Dieu ». Ceux dont l’esprit sera mort, recevront la mort Ă©ternelle qu’ils auront dĂ©libĂ©rĂ©ment choisie.

Et il n’y aura plus de terre ni d’homme charnel. Il n’y aura plus que des « enfants de Dieu », crĂ©atures affranchies de toute douleur, et il n’y aura plus de pĂ©chĂ©, plus de tĂ©nĂšbres, plus de crainte, mais seulement joie, joie immense, Ă©ternelle, inconcevable pour les hommes. Joie de voir Dieu, de le possĂ©der, d’en comprendre la pensĂ©e et l’amour.

Venez, ĂŽ hommes, Ă  la Fontaine de la vie. Je vous en ouvre la source. Puisez-y, fortifiez-vous-en elle pour ĂȘtre intrĂ©pides dans les Ă©preuves et pour arriver Ă  vous plonger complĂštement en elle, en moi, source de bĂ©atitude, dans le beau Paradis que mon PĂšre a crĂ©Ă© pour vous et oĂč le triple Amour du Dieu Un et la PuretĂ© de « notre » MĂšre vous attendent et, avec eux, ceux qui, pour avoir Ă©tĂ© fidĂšles, ont dĂ©jĂ  obtenu la Vie.

 

Daniel chapitre 7


La premiĂšre annĂ©e de Belschatsar, roi de Babylone, Daniel eut un songe et des visions se prĂ©sentĂšrent Ă  son esprit, pendant qu’il Ă©tait sur sa couche. Ensuite il Ă©crivit le songe, et raconta les principales choses.

2 Daniel commença et dit : Je regardais pendant ma vision nocturne, et voici, les quatre vents des cieux firent irruption sur la grande mer.

3 Et quatre grands animaux sortirent de la mer, différents des uns des autres..

4 Le premier Ă©tait semblable Ă  un lion, et avait des ailes d’aigles; je regardai, jusqu’au moment oĂč ses ailes furent arrachĂ©es; il fut enlevĂ© de terre et mis debout sur ses pieds comme un homme, et un cƓur d’homme lui fut donnĂ©.

5 Et voici, un second animal était semblable à un ours, et se tenait sur un cÎté; il avait trois cÎtes dans la gueule entre les dents, et on lui disait : LÚve-toi, mange beaucoup de chair.

6 AprĂšs cela je regardai, et voici, un autre Ă©tait semblable Ă  un lĂ©opard, et avait sur le dos quatre ailes comme un oiseau; cet animal avait quatre tĂȘtes, et la domination lui fut donnĂ©e.

7 AprÚs cela, je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, il y avait un quatriÚme animal, terrible, épouvantable et extraordinairement fort; il avait de grandes dents de fer, il mangeait, brisait, et il foulait aux pieds ce qui restait; il était différent de tous les animaux Précédents, et il avait dix cornes.

8 Je considĂ©rai les cornes, et voici, une autre petite corne sortit du milieu d’elles, et trois des PremiĂšres cornes furent arrachĂ©es devant cette corne; et voici, Elle avait des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche, qui parlait avec arrogance.

9 Je regardai, pendant que l’on plaçait des trĂŽnes. Et l’ancien des jours s’assit. Son vĂȘtement Ă©tait blanc comme la neige, et les cheveux de sa tĂȘte Ă©taient comme de la laine pure ; son trĂŽne Ă©tait comme des flammes de feu, et les roues comme un feu ardent.

10 Un fleuve de feu coulait et sortait de devant lui. Mille milliers le servaient, et dix mille millions se tenaient en sa prĂ©sence. Les juges s’assirent, et les livres furent ouverts.

11 Je regardai alors, Ă  cause des paroles arrogantes que prononçait la corne ; et tandis que je regardais, l’animal fut tuĂ©, et son corps fut anĂ©anti, livrĂ© au feu pour ĂȘtre brĂ»lĂ©.

12 Les autres animaux furent dĂ©pouillĂ©s de leur puissance, mais une prolongation de vie leur fut accordĂ©e jusqu’Ă  un certain temps.

13 Je regardai pendant mes visions nocturnes, Et voici, sur les nuĂ©es des cieux arriva quelqu’un de semblable Ă  un fils de l’homme ; il s’avança vers l’ancien des jours, et on le fit approcher de lui.

14 On lui donna la domination, la gloire et le rÚgne; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son rÚgne ne sera jamais détruit.

15 Moi, Daniel, j’eus l’esprit troublĂ© au dedans de moi, et les visions de ma tĂȘte m’effrayĂšrent.

16 Je m’approchai de l’un de ceux qui Ă©taient lĂ , et je lui demandai ce qu’il y avait de vrai dans toutes ces choses. Il me le dit, et m’en donna l’explication : 17 Ces quatre grands animaux, ce sont quatre rois qui s’Ă©lĂšveront de la terre ; 18 mais les saints du TrĂšs-Haut recevront le royaume, et ils possĂ©deront le royaume Ă©ternellement, d’Ă©ternitĂ© en Ă©ternitĂ©.

19 Ensuite je dĂ©sirai savoir la vĂ©ritĂ© sur le quatriĂšme animal, qui Ă©tait diffĂ©rent de tous les autres, ExtrĂȘmement terrible, qui avait des dents de fer et des ongles d’airain, qui mangeait, brisait, et foulait aux pieds ce qui restait ;

20 et sur les dix cornes qu’il avait Ă  la tĂȘte, et sur l’autre qui Ă©tait sortie et devant laquelle trois Ă©taient tombĂ©es, sur cette corne qui avait des yeux, une bouche parlant avec arrogance, et une plus grande apparence que les autres.

21 Je vis cette corne faire la guerre aux saints, et l’emporter sur eux,

22 jusqu’au moment oĂč l’ancien des jours vint donner droit aux saints du TrĂšs-Haut, et le temps arriva oĂč les saints furent en possession du royaume.

23 Il me parla ainsi : Le quatriĂšme animal, c’est un quatriĂšme royaume qui existera sur la terre, diffĂ©rent de tous les royaumes, et qui dĂ©vorera toute la terre, la foulera et la brisera.

24 Les dix cornes, ce sont dix rois qui s’Ă©lĂšveront de ce royaume. Un autre s’Ă©lĂšvera aprĂšs eux, il sera diffĂ©rent des premiers, et il abaissera trois rois.

25 Il prononcera des paroles contre le TrĂšs-Haut, il opprimera les saints du TrĂšs Haut, et il espĂ©rera changer les temps et la loi ; et les saints seront livrĂ©s entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitiĂ© d’un temps.

26 Puis viendra le jugement, et on lui Îtera sa domination, qui sera détruite et anéantie pour jamais.

27 Le rÚgne, la domination, et la grandeur de tous les royaumes qui sont sous les cieux, seront donnés au peuple des saints du TrÚs-Haut. Son rÚgne est un rÚgne éternel, et tous les dominateurs le serviront et lui obéiront.

28 Ici finirent les paroles. Moi, Daniel, je fus extrĂȘmement troublĂ© par mes pensĂ©es, je changeai de couleur, et je conservai ces paroles dans mon cƓur.

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